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Au Burkina-Faso, l’agriculture et les TIC en pôle position

Partenaire majeur au développement du Burkina Faso, la Banque mondiale vient d’octroyer au pays des hommes intègres, un crédit global de 100,85 millions $ (55,3 milliards FCFA) en faveur de l’agriculture, de l’eau et des TIC. La convention a été paraphée par Rosine Coulibaly, ministre de l’Economie, des Finances et du Développement et Cheick Fantamady Kanté, représentant résident de la Banque mondiale au Burkina Faso.

Plus de 50 millions $ de cette enveloppe allouée par l’institution de breton-woods, ira en appui au développement de l’entreprenariat agricole par le biais du « projet de Pôle de croissance Bagré ». Ce projet soutient des activités en faveur de l’actuel Plan national de développement économique et social (PNDES), qui prévoit en particulier d’utiliser le potentiel d’un secteur clé comme l’agriculture pour stimuler la croissance des emplois.

Notre soutien en faveur de l’entrepreneuriat dans l’agriculture et l’agroalimentaire et dans le développement de chaînes de valeur a pour objectif de réduire la pauvreté dans les zones rurales, d’augmenter la part des produits manufacturés dans le PIB et les exportations, et d’accroître le nombre d’emplois productifs créés chaque année.

souligne Cheick Kanté représentant résident de la Banque mondiale au Burkina Faso.

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Agriculture au Burkina faso
Agriculture au Burkina faso

En plus du projet de Pôle de croissance Bagré, le Burkina-Faso bénéficiera de cette enveloppe financière de la banque mondiale par le biais d’un autre projet dénommé « Projet d’appui régional à l’initiative pour l’irrigation au Sahel (PARIIS) ». Avec une enveloppe de 30,85 millions $, ce dernier permettra d’irriguer 5 000 nouveaux hectares de terres au cours des deux prochaines années avec 19 km de canaux d’irrigation afin de fournir des terres à cultiver à plus de 70 petites et moyennes entreprises et à plus de mille personnes déplacées, a expliqué M. Kanté.

A Lire: Entretien avec Khaled Igué, Young Global Leader Africain 2018, éminente figure de proue de l’afro-optimisme et de la Nouvelle Afrique

L’agriculture burkinabé a donc de beaux jours devant elle puisque l’Etat pourra injecter en tout près de 80 millions $ de façon directe et indirecte dans ses activités. De quoi booster la production agricole de ce pays qui revient peu à peu au niveau des pays voisins comme le Bénin, le Togo et le Niger.

André TOKPON

Journaliste spécialiste des questions agricoles

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