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Claude Biaou cofondateur de Wojue Elites et promoteur de l’écomusée Tata Somba

Claude Biaou cofondateur de Wojue Elites , promoteur de l’écomusée Tata Somba, un des projets récompensés par le hackathon du Forima.

Pouvez-vous nous présenter votre projet d’écomusée Tata Somba ?

L’écomusée Tata Somba est un musée architectural qui a pour ambition d’être le premier écomusée d’Afrique de l’Ouest. Nous avons pour ambition de réhabiliter, conserver, protéger et valoriser la merveille architecturale de la culture betamariba que constituent les Tata Somba. Ce qu’il faut savoir, c’est qu’il existe 5 types de tata Somba et l’une de ces variantes a déjà disparu. On n’en retrouve plus nulle part sur le territoire du Bénin. Notre écomusée commencera par réhabiliter cette variante disparue. Ensuite nous construirons les autres types de tata Somba, conformément aux rites et méthodologies traditionnelles, pour également les conserver pour la postérité. D’ailleurs nous allons archiver, numériquement, les méthodes de construction.

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L’idée des écomusées a été évoquée maintes fois en Afrique. Quelle est la particularité de votre projet?

L’innovation est que nous prévoyons de mettre en place une banque culturelle. Le principe est simple. Si vous disposez d’un objet culturel, vous pouvez le déposer en garantie pour faire un prêt qui servira à lancer une activité génératrice de revenus. Woju Elites génère alors du bénéfice grâce aux intérêts sur le prêt et les visites générées, au niveau du musée par l’objet culturel mis en gage. Cela permettra, à la fois, d’impliquer les communautés dans la conservation de nos biens culturels, tout en permettant de lutter contre leur trafic illicite.

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Des Tata Somba au Nord du Bénin
Des Tata Somba au Nord du Bénin

Comment comptez-vous interagir avec l’écosystème des services touristiques béninois ?

 Nous prévoyons installer l’écomusée à 25 km du parc de la Pendjari, à Tanguieta. Nous espérons ainsi constituer une nouvelle station sur un circuit touristique en construction et promouvoir l’écotourisme dans la zone. Nous espérons qu’il y aura un échange de flux de touristes entre le parc et notre écomusée. Il faut rappeler que la Pendjari attire environ 6000 visites par an.

Comment financez-vous vos activités jusque-là ?

Nous avons financé tout ce que nous avons fait jusque-là en fonds propres.

Quels sont les développements que vous prévoyez pour la suite du projet ?

Après le musée, nous aimerions installer toutes les infrastructures nécessaires aux touristes; Nous envisageons par exemple un restaurant pour essayer de promouvoir les mets de la région, une piscine, des bungalows. Nous souhaitons aussi équilibrer la carte muséale du Bénin, extrêmement déséquilibrée entre le nord et le sud. La concentration de musée au sud est énorme alors qu’il n’y en a pas presque pas au nord. Nous envisageons également de former des maçons à la technique de construction des Tata somba pour que ce type de bâtiment puisse être reproduit, pourquoi pas, à l’international.

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Selon vous, quand-est-ce que votre projet sera rentable ?

D’après nos estimations, l’écomusée Tata Somba sera rentable d’ici 3 ans, avec un chiffre d’affaires annuel de 80 millions de F CFA. Il sera également bénéfique sur le plan social parce que dès la première année nous créons 62 emplois direct et 100 emplois de façon générale.

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