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En Ouganda, l’histoire de deux repats qui propagent la lumière

Deux frères germains Ougandais Peter et Elisabeth Nyeko ayant étudié au Royaume-Uni, retournent dans leur pays d’origine pour créer Mandulis, une start-up qui produit du biogaz pouvant générer de l’électricité, à l’aide des déchets du maïs et du riz.

En 1980, la famille d’Elisabeth et Peter Nyeko immigre au Royaume-Uni pour se mettre à l’abri des soulèvements populaires en Ouganda. Les deux frères y passent l’essentiel de leurs vies et y font leur parcours académique. Peter, titulaire d’un diplôme d’ingénierie aéronautique à l’Université de Bristol, et Elisabeth qui préparait sa thèse de doctorat à l’Université d’Oxford.

J’ai d’abord travaillé dans l’entreprise familiale de transport, avant de me demander ce qui pouvait être fait pour améliorer les conditions de vie dans mon pays. J’en suis venu très vite au secteur énergétique car un projet d’énergie propre permet une économie circulaire : cela évite de détruire les forêts, et donc de freiner le tourisme, deuxième poumon du pays après l’agriculture

confie à Jeune Afrique Peter qui décidera en 2006 de repartir en Ouganda pour y investir.

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Elisabeth sa sœur le rejoindra plus tard, pour développer ensemble la start-up Mandulis. Elle est spécialisée dans la fabrication du gaz à l’aide des détritus de riz et de maïs d’une capacité de 250 KW pouvant électrifier 1 500 fermes dans un rayon 5km autour de Nwoya au nord de l’Ouganda.

Non seulement nous permettons aux agriculteurs de transformer sur place leur production de maïs et de riz, ce qui leur assure un meilleur revenu, mais nous leur procurons aussi un accès à une énergie abordable.

précise au même média Elisabeth Nyeko.

Présent en mai dernier au salon VivaTech à Paris, la Start-up Mandulis a gagné le Viva Technology Africa Tech Blockchain for Energy Prize qui lui permet de travailler désormais avec de grandes firmes comme Total et Vinci Energies. La start-up a également récolté 2,5 millions de dollars pour accroître sa capacité de productivité et permettre à tous les Ougandais d’avoir accès à une énergie propre.

les “repats”, un anglicisme pour qualifier ceux qui, après être allés se former à l’étranger, décident de rentrer au pays pour lui faire profiter de leur savoir et leur expérience.

 

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Michael TCHOKPODO

Redacteur du magazine InAfrik

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