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Le Cameroun veut devenir le premier producteur mondial de cajou

Avec déjà trois pays dans le top 5 mondial des pays producteurs d’anacarde, l’Afrique s’apprête à lancer un 4ème larron en jeu. Le Cameroun met ainsi les bouchées doubles pour, non seulement se hisser au rang des grands producteurs de noix de cajou mais surtout ravir la vedette à tous les autres.

Grâce à un programme visant à planter 100 000 hectares d’anacardiers d’ici quelques années, le pays de Paul Biya s’est lancé dans une vaste campagne de distribution gratuite de plants d’anacardiers sous l’égide de l’Institut de recherches agricoles pour le développement (IRAD). En accord avec le gouvernement, ce dernier entend atteindre fin 2021, un volume de production de 10 millions de plants d’anacardiers ; qui seront gratuitement mis à la disposition des agriculteurs camerounais, en vue de créer 100 000 hectares de plantations dans le pays.

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Et comme pour joindre l’acte à la parole, le Cameroun s’apprête à distribuer une première cargaison de 50 000 plants sur les 500 000 en cours de production dans les trois régions septentrionales du Cameroun et la région de l’Est. Le gouvernement a d’ores-et-déjà ordonné le décaissement de 1,5 milliard de francs Cfa pour financer la production desdits plants afin d’éviter au pays, le fiasco des précédents programmes de développement de la filière d’anacarde.

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En effet, l’histoire de l’anacarde remonte en 1975 au Cameroun, pratiquement à la même période qu’en Côte d’Ivoire, pays devenu premier producteur mondial de la noix ; alors que le Cameroun ne revendique qu’une production d’environ 33 tonnes. A la faveur d’une campagne de reboisement dans la localité de Sanguéré, non loin de la ville de Garoua, les premières plantations d’anacarde au Cameroun furent plantées dès 1975. 10 000 hectares de plantations avaient alors été projetés, mais 43 ans plus tard, seulement 650 hectares d’anacardiers ont effectivement été plantés, dont 60 hectares pour la seule année 2017.

Nul doute que le programme de production de plants en cours à l’Irad, va aider à surmonter les obstacles au développement de la culture de l’anacarde au Cameroun. Le pays a donc des raisons d’espérer tutoyer très vite les autres pays africains producteurs de la noix de cajù et atteindre les sommets de la filière dans le monde.

Par : André TOKPON

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