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Le Kenya met tout en œuvre pour les énergies renouvelables

Le Kenya a mis moins d’une décennie à faire d’énormes progrès dans son secteur de l’énergie. Deux projets emblématiques d’énergies renouvelables ont bénéficié du soutien décisif de la Banque africaine de développement: le parc éolien de Turkana et la centrale géothermique de Menengai .

Les chiffres parlent d’eux-mêmes: le taux d’électrification à l’échelle nationale au Kenya est passé de 28% en 2013 à plus de 60% en 2017, selon les données fournies par le président Uhuru Kenyatta lors d’une table ronde sur l’énergie organisée en janvier 2018. Le prochain objectif du gouvernement est augmenter le taux d’électrification à 80% d’ici 2020.

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Deux ans avant la date prévue, le Kenya est sur la bonne voie et progresse à grands pas malgré la grave sécheresse qu’il a connue et une demande accrue de 11% par an. Ces progrès sont dus au parc éolien du lac Turkana et à la centrale géothermique de Menengai. 

Ces deux projets ont bénéficié d’un financement de la Banque africaine de développement, qui a également travaillé en étroite collaboration avec le gouvernement kényan et des partenaires au développement tels que l’Agence française de développement et la Banque européenne d’investissement, afin d’assurer la diversification de l’approvisionnement en énergie du Kenya, en mettant l’accent sur sur des sources d’énergie propres, fiables et peu coûteuses. Ils ont également œuvré au renforcement du réseau de distribution national en augmentant d’environ 10% la puissance installée d’énergie renouvelable.

“Six millions de foyers, soit 69,4% de la population, sont alimentés en électricité”, a déclaré Ken Tarus, PDG de la société nationale de distribution d’électricité Kenya Power, en juin 2017.

Il en résulte que les délestages et les autres coupures de courant intempestives du passé sont maintenant beaucoup moins fréquents. En outre, le gouvernement a réduit le prix de détail de l’électricité de 8% en juillet 2018.

Turkana avec le vent dans les voiles

Quinze ans plus tard, le projet du parc éolien du lac Turkana, situé dans le plus grand lac du désert au monde, a été construit. Nommé «Accord de l’année sur les énergies renouvelables en Afrique» par Thomson Reuters en 2014, ce parc éolien est maintenant le plus grand d’Afrique. Il a des centaines d’éoliennes dont les pales tournent dans des vents allant jusqu’à 11 mètres par seconde, environ 25 miles par heure. Situé dans le nord-ouest du Kenya, il a une puissance de sortie de 300 mégawatts. 

La Banque a agi en tant que chef de file pour des facilités de crédit de premier rang d’un montant de 436 millions d’euros, pour un coût du projet de 623 millions d’euros . La Banque a également fourni une garantie de risque partielle du Fonds africain de développement (FAD) de 20 millions d’euros pour la partie du projet consacrée à la ligne de transport.

L’énergie géothermique va à fond

Le deuxième projet majeur, la centrale géothermique de Menengai , située à environ 180 km au nord-ouest de Nairobi, est un autre exemple du potentiel géothermique du Kenya. Avec une production estimée à environ 10 000 MW, il alimente 500 000 foyers (dont 70 000 en zone rurale) et 300 000 entreprises. Naturellement, l’usine bénéficie de son emplacement géographique exceptionnel dans la célèbre vallée du Rift, qui couvre plus de 6000 km à travers le pays et l’Afrique australe.

À la suite de ces deux projets, la principale source d’énergie du Kenya au cours des deux dernières années est la géothermie. En 2018, Menengai est le plus grand producteur d’énergie géothermique du continent africain et le neuvième plus grand au monde. Depuis qu’ils sont devenus opérationnels, Turkana et Menengai fonctionnent à plein régime.

Une fois de plus, le financement de la Banque était au cœur de la construction de Menengai, cofinancée par la Banque – 96,5 millions d’euros – les Fonds d’investissement pour le climat hébergés par le Groupe de la Banque africaine de développement (19,3 millions d’euros). Parmi les autres partenaires figurent l’Agence française de développement (55,5 millions d’euros), la Banque européenne d’investissement (29 millions d’euros) et le gouvernement du Kenya (190 millions d’euros).

En mars 2018, le gouvernement a lancé un projet visant à augmenter la capacité de la centrale géothermique de Menengai tout en décidant d’investir davantage dans l’énergie solaire.

En juin 2018, le Kenya a attribué un contrat de 20 ans pour l’achat de 40 mégawatts par an à l’entreprise de production privée d’électricité Kenergy Renewables. La centrale, dont le coût est estimé entre 60 et 70 millions de dollars, sera située à Laikipia, dans le nord du Kenya, et desservira environ 50 000 ménages. Cela représente une autre étape importante dans la marche vers l’accès universel à l’électricité au Kenya.

À l’heure actuelle, les sources d’énergie renouvelables représentent près de 80% de l’approvisionnement énergétique du Kenya.

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