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Les Africaines, premières mondiales dans la création d’entreprises

Un rapport sur l’entrepreneuriat féminin en Afrique révèle que les africaines possèdent le taux de création d’entreprises le plus important au monde. Mais elles restent encore pénalisées par le manque de financements et d’infrastructures.

 

Les femmes africaines ont le taux de création d’entreprises le plus élevé au monde, a révélé l’étude intitulée “L’entrepreneuriat des femmes en Afrique : un chemin vers l’émancipation“, publiée jeudi 27 août par l’institut Roland Berger.

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Le rapport révèle que 24 % des femmes créent leurs entreprises, soit “un taux beaucoup plus élevé” qu’en Amérique latine (17 %), en Amérique du Nord (12 %), en Europe et en Asie centrale (8 %).

Pour la très grande majorité de ces femmes, l’entrepreneuriat est surtout un moyen d’assurer leur subsistance et celle de leur famille, pointe l’étude, qui porte sur 54 pays, et a été publiée à l’occasion des deuxièmes rencontres Women in Africa, qui se tiennent jeudi 26 et vendredi 27 août à Marrakech, au Maroc.

“Les femmes créent souvent leurs entreprises à défaut de pouvoir accéder au marché de l’emploi et (…) parce qu’elles ont besoin d’une source de revenus pour elles et leurs familles”, note le rapport, qui se base sur une quinzaine d’indicateurs, comme le niveau d’égalité, l’emploi, la langue…

L’obstacle du financement

Au total, l’étude estime qu’entre 150 et 200 milliards de dollars de valeur ajoutée sont créés par les femmes africaines, un apport important aux économies locales.

L’institut Roland Berger relève toutefois un contraste entre les pays sub-sahariens, dont les taux sont plus élevés (26 %), et en Afrique du Nord où ils n’atteignent que 8 %, un écart attribué à des différences “socio-économiques et aux réalités culturelles”.

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Les femmes font toujours face en Afrique à des difficultés pour mener à bien leurs projets, parmi lesquelles “la rareté des infrastructures, le manque de formation digitale et la difficulté de trouver des financements”, selon le rapport. Environ 15 % des femmes doivent cesser leurs activités, car elles n’ont pas accès aux financements nécessaires pour les développer.

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