COMMUNIQUE

Madagascar : La Banque africaine de développement participe à la métamorphose des modes de production agricole

C’est jour de marché à Tsianisiha, une commune rurale du district de Toliara, dans le sud-ouest de Madagascar. Sur la place centrale, les étals regorgent de mille produits qui attirent, chaque lundi, une foule d’acheteurs toujours plus dense. Et pour cause : en à peine cinq ans, Tsianisiha s’est métamorphosée, au plus grand bénéfice de ses habitants.

« Depuis la création de canaux d’irrigation secondaires et le bétonnage des anciens canaux, la production agricole a doublé, voire triplé », affirme M. Mamanjisoa, maire de ce gros bourg de quelque 20 000 habitants, qui accueille, comme chaque début de semaine, la Fédération des associations des usagers de l’eau. Au menu des discussions, la gestion et l’entretien des canaux d’irrigation.

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M. Razafimandimby, président de ladite fédération, incarne à merveille le décollage agricole dans la région d’Atsimo-Andrefana. Cet agriculteur pratique, sur cinq hectares, une rotation des cultures : riz, pois de cap, manioc, maïs et coton. Avec une quantité d’eau accrue irriguant plus rapidement sa parcelle, il a pu doubler sa production. En moins de cinq ans, il a dépassé, par exemple, le seuil des deux tonnes de maïs par an. Si la moitié de sa production sert à nourrir sa famille et anticiper les aléas futurs, l’autre moitié est vendue pour acheter du bétail -moyen privilégié par les paysans malgaches pour faire des économies. Avec l’augmentation de ses revenus, il peut se permettre d’envoyer ses enfants au collège situé dans la commune voisine de Tsianisiha.

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Des réussites comme celle de M. Razafimandimby, le district de Toliara en compte beaucoup. Elles sont le résultat du programme de financement lancé en 2013 par la Banque africaine de développement, qui visait à moderniser les infrastructures agricoles locales. À l’époque, l’objectif de la Banque était double : d’une part, compenser les coupes budgétaires de l’État malgache en défaveur des plus pauvres, survenues au lendemain de la crise politique que l’île a traversée entre 2009 et 2013 ; d’autre part, palier les effets de l’extrême vulnérabilité de la région aux changements climatiques.

Fin décembre 2018, le district de Toliara comptait ainsi 74 km de canaux, 40 km de digues de protection couvrant 5 800 hectares de terres irriguées, ainsi que trois abris de stockage.

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