COMMUNIQUE

Zambie : La Banque africaine de développement apporte son soutien à la politique énergétique

Le temps des délestages électriques répétés en Zambie est désormais révolu. Le pays est sur la voie de son indépendance énergétique. Les progrès réalisés au cours des dernières années dans le secteur hydraulique et, dans une moindre mesure, dans le solaire, sont tels, que la production d’électricité pourrait dégager un excédent à court terme.

Stimulée par d’importants projets en cours de réalisation, l’économie de la Zambie tire la quasi-totalité de sa production énergétique de ses ressources primaires, biomasse, charbon et surtout, de façon presque exclusive, hydroélectricité. Avec de grandes centrales emblématiques comme celle située près du barrage d’Itezhi-Tezhi, dans le sud-est du pays.

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La mise en service de la centrale hydroélectrique d’Itezhi-Tezhi date de 2016. L’ouvrage, doté d’une capacité de 120 mégawatts pour un coût total de 375 millions de dollars, est le fruit du tout premier projet de partenariat public-privé dans le secteur de l’énergie en Zambie. La construction d’une ligne de transport d’énergie de 276 km de long et le renforcement de sous-stations associées ont accompagné la réalisation de cette centrale avec un objectif prioritaire : mettre un terme salutaire aux délestages.

La Banque africaine de développement a cofinancé le projet à hauteur de 55 millions de dollars, associée à d’autres bailleurs internationaux, tels que la Banque hollandaise de développement, la Banque de développement de l’Afrique australe et Proparco France. Pour répondre à l’une de ses cinq grandes priorités – ses High 5 –, qui est « éclairer et électrifier l’Afrique », la Banque a joué un rôle essentiel dans ce partenariat multi-bailleurs. Plus largement, son portefeuille en Zambie couvre aujourd’hui 23 opérations en cours, qui représentent des investissements d’un milliard de dollars. Les trois principaux secteurs concernés sont les transports, l’eau et l’assainissement ainsi que l’agriculture.

Début 2018, la Zambie a stoppé ses importations d’électricité

Deux ans après sa mise en service, la centrale d’Itezhi-Tezhi a déjà permis d’accroître de 7,5 % la capacité de production électrique du pays et d’alimenter quelque 50 000 personnes supplémentaires. Au premier trimestre de 2018, la Zambie a stoppé, pour la première fois de son histoire, ses importations d’électricité en provenance de pays voisins comme le Mozambique. « La production d’énergie du pays s’est améliorée et permettra de répondre largement à ses besoins énergétiques, indiquait, en septembre 2017, à l’agence Ecofin, Webster Musonda, responsable des transmissions de l’opérateur national Zesco. « Dans l’ensemble, nous serons capables de faire face à la demande, et les importations sur base ferme prendront fin […], mais nous continuerons d’importer de l’énergie pour satisfaire les pics ponctuels de consommation ».

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De fait, le gouvernement zambien a revu ses ambitions à la hausse dans le secteur énergétique. Il vise un excédent en la matière dans les deux ans qui viennent. Pour satisfaire ses ambitions, il s’est ouvert aux énergies renouvelables comme le solaire.

D’une part, le pays compte sur de nouvelles unités de production hydroélectrique aux barrages de Musonda, Lusawaki et Kafue Gorge. D’autre part, les autorités favorisent les projets liés à l’énergie solaire, comme en septembre 2018, avec l’inauguration d’une centrale de 50 MW d’un montant de 60 millions de dollars. Un programme de bien plus grande envergure est en cours, qui prévoit la construction de mini-centrales solaires dotées, à terme, d’une capacité totale de 600 MW pour un coût estimé à 1,2 milliard de dollars.

Collaboration transfrontalière

Cet excédent énergétique, la Zambie entend toutefois l’atteindre grâce à un partenariat avec le Zimbabwe. Les deux voisins d’Afrique australe ont ainsi un projet de grande ampleur sur le Zambèze frontalier, le quatrième plus grand fleuve du continent, long de 2 750 km.

Ils comptent y produire au moins 2 400 MW d’électricité. L’ouvrage est prévu en amont du barrage de Kariba, non loin des célèbres chutes Victoria. Coût de l’opération : 3 milliards de dollars.

La distribution de l’élecricité produite se fera à part égale entre Zambiens et Zimbabwéens. Selon les initiateurs du projet, le surplus de production devrait être revendu aux autres pays membres de la Communauté de développement d’Afrique australe (CDAA).

www.afdb.org

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